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3615 Ma Vie

Vendredi 20 juillet 2007
osu!

Ca y est, j'ai récupéré des photos du Cocktail à Paris.
Mille mercis à M-san!

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Début de la réunion. La jeune fille à droite est une ALT. Vous remarquerez les étranges miroirs...

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Discussion avec les 2 anciens JET. En face de moi, Florent G. (l'administrateur du forum japon). Au premier plan, Djamel (l'autre CIR). C'est dans cette salle que l'on passe les entretiens du JET.

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Un peu après les discours. Caché derrière la personne en bleu, le sympathique monsieur qui nous a demandé de bien profiter du Japon.

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En discussion pendant le cocktail.

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Et hop, un petit discours! ^^

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Ca a l'air bon hein? Bah pour moi aussi ça n'est qu'une apparence parce qu'avec mon train qui partait à neuf heures j'en ai pas vu grand chose du cocktail...

Jérémy

Par Jérémy
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Lundi 9 juillet 2007

Pourquoi je ne suis jamais allé au Japon ?

 

Il n’est pas impossible que ceux qui me connaissent se posent la question.

Je parle en effet japonais, j’aime le Japon, j’ai plein d’amis japonais dont certains qui m’ont invité là-bas, je me suis investi dans plein d’activités culturelles et associatives franco-japonaises, tout le monde me dit d’y aller, mais en plus de 10 ans, je n’ai jamais mis un pied au Japon. J’ai même poussé le vice jusqu’à être embauché comme traducteur/interprète dans une boîte japonaise alors que je n’étais toujours pas allé au Japon.

 

Pourquoi ?...

 

Je pense que la principale raison pour laquelle j’ai fait ça tient au fait que je sois très têtu et que j’aie plein de choses à me prouver. Je qualifierais cette raison de psychologique, dans le sens où elle relève de ma propre personnalité.

J’ai très rapidement compris à quel point j’aimais la langue japonaise, tout a été très clair dès les premiers pas. « Le japonais ? OK, ce sera ça. » J’ai aussi vite compris que ça allait prendre beaucoup de temps et que ça n’allait pas être simple, par conséquent mon objectif dès le départ a été d’élaborer un plan très solide dont les piliers seraient le temps, le travail, la patience et la persévérance. Prendre des années et des années pour parler japonais, avoir des diplômes de japonais, bénéficier d’une bourse, d’un échange universitaire ou de quoique ce soit qui me permette de partir dans de bonnes conditions ; toutes ces choses là étaient pour moi un minimum. Il s’agissait d’un projet de vie, pas de la planification de mes prochaines vacances.

Un jour, une des premières japonaises que j’ai rencontrées m’avait présenté un français qui revenait d’un long séjour au Japon comme enseignant. Cet homme-là était très débrouillard et en savait long sur les moyens de rester là-bas. Il m’avait donné plein de conseils. Moi, je respecte sa démarche, mais tout ce qu’il me disait ne me faisait pas vraiment rêver : aussi utiles qu’étaient les tuyaux qu’il me donnait, je n’en gardais pas moins l’impression que pour lui l’objectif était d’aller vite et, d’une certaine manière, de faire le moins d’efforts possible. Cela ne m’intéressait pas. J’avais compris ce jour-là à quel point je n’avais pas envie de me presser ni de brûler les étapes.

 

Même si maintenant que je bosse je commence peu à peu à voir les choses différemment, jusqu’à une certaine époque il aurait été impensable pour moi de faire du tourisme au Japon. Ma priorité était de me prouver que j’étais sincère, que le Japon n’était pas qu’une nouvelle lubie comme en aurait n’importe quel ado qui se cherche, j’avais besoin de me mettre à l’épreuve, j’avais besoin de me tester et de savoir jusqu’où je pouvais aller avec mes seules forces. Je n’avais pas qu’une envie de me distraire, et me faire chier tout un été à bosser dans une usine pour deux ou trois pauvres semaines au Japon (sans parler du compte vide au retour) était tout simplement hors de question (et pourtant dieu sait si je respecte ceux qui l’ont fait). Trop limité dans le temps et superficiel, le tourisme était donc en totale contradiction avec ma vision des choses, et je ne dis pas que j’avais raison de penser ainsi, mais le fait est que je partais de ce principe-là. Maintenant, je trouve que c’est un peu excessif comme attitude, mais en même temps aurais-je pu autant avancer dans ma vie si je ne m’étais pas montré aussi dur et exigeant avec moi-même ? Quoiqu’il en soit vous avez dû sentir mon autre raison : le facteur économique, c’est-à-dire l’argent auquel je n’avais pas accès. Je vois mal comment j’aurais pu partir au Japon avant mes premiers jobs d’été, et l’argent de ces derniers me permettait d’abord de vivre correctement sans avoir à trop dépendre de mes parents.

Maintenant que mes perspectives d’avenir sont beaucoup plus claires j’ai bien l’intention d’en faire plus, mais il est vrai que je n’ai pas non plus ce goût viscéral pour le voyage. Il y en a pour qui le désir de voyager est plus fort que tout, et à bien des niveaux j’admire leur témérité, mais en ce qui me concerne, je ne pense pas avoir besoin de passer par là pour me lancer des défis. Moi, j’ai d’abord besoin de savoir ce que je peux faire à l’intérieur de moi, et j’avoue qu’au jeu de se poser des challenge je vois dans le voyage comme une forme de tricherie en ceci qu’il est facile d’être stimulé par des choses très stimulantes. Oui, il est impératif de voyager, il faut s’ouvrir à d’autres mondes, d’autres cultures, d’autres modes de pensées, mais pour moi, il faut garder en tête l’idée que la seule quête qui vaille la peine d’être menée est celle de soi à soi-même. Le plus important est à mon avis de ne pas se perdre en cours de route.

 

Je pense malgré tout que l’argument psychologique l’emporte sur l’économique : c’est-à-dire qui si j’avais vraiment voulu me rendre au Japon, cela n’aurait pas été simple financièrement, mais restait quand même dans le domaine du jouable. Deux ou trois semaines, pour peu que l’on me logeât, cela ne m’aurait pas coûté énormément plus que le prix du billet aller-retour. Mais je ne voulais pas. Je ne voulais pas aller au Japon avec une contrainte temporelle aussi forte, et je voulais encore moins dépendre des autres… Et je me demande si je ne suis pas un gros crétin, car si moi j’en avais l’occasion, je pense que ce serait avec un plaisir immense que je donnerais à quelqu’un la possibilité de pouvoir découvrir le Japon. Mais bon, si je suis un idiot (ce qui ne m’étonnerait franchement pas), au moins je suis heureux de le réaliser et ferai en sorte de me corriger. Je suis certes un imbécile, mais tout ce que j’ai fait je l’ai fait avec l’intention de rester fidèle à mes principes, avec l’intention de respecter les règles du jeu que je m’étais fixées dès le départ. Certaines personnes pourront me trouver étrange, mais je trouve qu’avancer dans la vie en se mettant de grosses contraintes est un très bon moyen de se tirer vers le haut et de ne pas se contenter d’obéir bêtement à ses pulsions.

 

Jérémy

Par Jérémy
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Vendredi 6 juillet 2007

JET 2007 : Réunion d’information à Paris et cocktail.

 

Bonjour.

 

Hier, je me suis rendu à Paris pour une réunion d’information avec les autres JET sélectionnés et je m’en vais vous en faire le récit.

 

Cette réunion fut très agréablement menée et fort instructive. Je remercie toute l’équipe et particulièrement Florent (pour ceux qui connaissent, Florent est aussi l’administrateur du Forum Japon) et Frédérique, les deux anciens JET qui sont venus répondre à nos questions et nous faire part de leurs expériences respectives.

 

Y a pas photo, le JET c’est vraiment un programme béton. Qu’il s’agisse de l’Ambassade, de son organisme contractant ou de la personne que l’on va remplacer, les gens sont disponibles, efficaces et on se sent toujours encadré. On est aussi très bien documentés (combien de guides, de revues, de brochures et de « handbooks » ai-je pu recevoir ces dernières semaines… Des milliers de pages d’informations en tous genres !) et pour une personne qui se prépare à occuper un nouveau poste, c’est fou de voir à quel point un bon encadrement peut aider. Je dis ça parce que quand j’étais dans le privé chez Jideco, c’était plutôt l’inverse : moi qui n’avais aucune expérience, je me suis retrouvé presque du jour au lendemain à occuper un poste important (plus par son rôle que sa position hiérarchique) et il m’a fallu plus ou moins tout apprendre sur le tas (ce qui a ses points positifs et ses points… négatifs). Mais bon, je ne vais pas non plus cracher dans la soupe car je dois beaucoup à J4e et d’ailleurs cette entreprise et le JET sont deux structures au fonctionnement et aux objectifs bien différents. Il y a juste que de par mon histoire personnelle, je peux vous dire que je l’ai particulièrement bien sentie cette différence !

 

La réunion a donc commencé vers 14h30, dans une grande salle qui me rappelait que j’étais bien à Paris : un énorme pavé rose d’un monde que je ne connais pas avec des plafonds suffisamment hauts pour y installer un petit trampoline sans risquer de casser des ampoules et des décorations dorées dont la seule vue faisait résonner dans la tête le son du clavecin (instrument que je ne connais quasiment pas d’ailleurs). J’ai aussi noté qu’un bon cinquième de la surface de cette salle, pour ne pas dire le quart, était composé d’une série de 3 ou 4 gigantesques miroirs. A quoi pouvaient-ils bien servir… A agrandir la salle ? A admirer son reflet ? A refaire sa coiffe entre 2 cocktails ? Mystère, mystère.

 

Le premier temps de la réunion fut consacré à des généralités sur le JET et les collectivités locales nippones, on a eu aussi des informations sur le Japon (genre climats, précipitations…) ainsi que des détails sur le voyage (pas plus de 20 kilos pour les valises, liste des choses à ne pas avoir dans l'avion...), on nous a proposé quelques lectures puis on a reparlé de ce en quoi consiste le travail de CIR et d’ALT.

 

J’ai été aussi content de voir que l’image que j’avais de mes premiers jours là-bas allait dans le même sens que le message général : prenez le temps de vous familiariser avec votre nouvel environnement. Il n’était en effet pas question de commencer sur les chapeaux de roue en se faisant confier des missions importantes dès le début et le travail de CIR n’est sûrement pas de révolutionner l’administration nipponne (introduire du changement au Japon c’est tout un programme, mais paradoxalement le Japon est aussi un pays qui a connu et provoqué d’incroyables changements dans un laps de temps très limité. Quel pays singulier tout de même…). On nous demande d’abord de comprendre et de s’habituer, cette vision des choses me va à merveille.

 

A 17h, on est descendus dans la salle de réunion du bas (celle où s’étaient effectués les entretiens !) et dans une ambiance beaucoup moins formelle (ainsi qu’une architecture beaucoup moins anachronique) on a commencé à discuter entre anciens et nouveaux JET. On a posé nos questions, les sempai nous ont fait part de leur expérience, il arrivait même que l’on parte sur des sujets qui n’avaient plus en grand-chose à voir avec le JET et la réunion s’est terminée par quelques questions de Florent pour le prochain numéro de la Lettre de CLAIR (le petit bulletin d’information trimestriel de cet organisme qui est un des principaux organisateurs du JET. Le bestiau étant en ligne, je le mettrai en lien sur le blog dès sa sortie). Quand les filles (=Frédérique et Marion, l’ALT) ont entamé une discussion passionnée sur les vêtements qu’elles pouvaient porter au travail, j’ai voulu utiliser mon temps de manière productive (ici comprendre « utile à un mâle ») et j’ai eu la bonne idée de griffonner rapidement sur papier quelques idées pour le discours qu’on nous avait demandé de faire en 2 langues pour le cocktail. Djamel-kun (l’autre CIR qui part à Utsunomiya) a regretté de ne pas avoir fait pareil. Au passage petit message à Gautier et Thib : je comprends pourquoi il a été pris…

 

J’ai bien aimé le contenu du discours d’un sympathique monsieur japonais dont j’ai déjà oublié le nom et la fonction. Il nous demandait de ne pas penser qu’au travail, ce dans le but de bien profiter du Japon et rencontrer des personnes de plein d’horizons différents.

 

La journée s’est donc terminée par ce cocktail dans cette salle d’un autre temps, et c’est là que j’ai ressenti le seul truc qui m’aurait posé problème : le fait que l’on rencontrait beaucoup de monde mais parfois sans trop savoir qui est qui et qui fait quoi. Le dernier train pour Nantes étant à 9h, j’ai dû partir assez tôt, ce qui n’est pas plus mal parce que dans la salle Louis XIV les événements commençaient à prendre une tournure assez mondaine …

 

Dernière chose, à la fin du cocktail j’ai revu Naoko ! La surprise fut énorme. Naoko était une japonaise qui habitait à Nantes il y a quelques années, je n’avais plus de nouvelles et pensais qu’elle était retournée au Japon, mais elle travaillait en fait à l’Ambassade ! Le monde est petit !

 

Voilà, si j’arrive à avoir des photos je ne manquerai pas de les mettre en ligne. Pareil pour l’article de la Lettre du CLAIR.

 

Jérémy

PS : j’ai oublié de dire que j’avais 25 ans aujourd’hui.

Par Jérémy
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