Partager l'article ! Pétanque internationale dans le Hyôgo !: Osu ! Un tournoi de pétanque a été organisé à Kôbe, tout près d ...
Osu !
Un tournoi de pétanque a été organisé à Kôbe, tout près de là où j’habite, dans l’arrondissement de Nada. Un tournoi entre des Japonais et des étudiants étrangers (une dizaine de pays).
A l’origine de ces tournois qui ont commencé en 2007, M.Tanaka qui, pour son mémoire dans son université du 3ème âge entamé après la retraite, a choisi avec d’autres personnes de faire chauffer ses méninges sur un sujet pour le moins surprenant : les échanges internationaux via la pétanque (!). Eh bien figurez-vous que c’est loin d’être une mauvaise idée son truc.
Nous sommes en août 2007, avec les pétanqueurs internationalistes en question dans leur université pour séniors. C’est la première intervention de ma vie en tant que CIR !
Moi c’est la troisième ou quatrième fois que je participe. Grande nouveauté de cette année, le lieu dans lequel se tient le tournoi a été déplacé plus vers le centre de Kôbe, là où son les étudiants étrangers. Avant il fallait aller à perpet’, et si on ajoute à cela l’heure matinale (hé hé, les seniors aiment se lever tôt...) j’avoue que l’effet dissuasif se faisait pas mal sentir, ce qui ma foi était plutôt dommage car le contenu de l’événement valait le réveil aux aurores.
Le tournoi a fait l’objet d’un article dans le Kôbe Shimbun (17 octobre). Contenu du papier : présentation de l’origine de la pétanque, particularité de ce tournoi (présence d’étudiants étrangers), personne ayant organisé cet événement et, en fin d’article, un commentaire d’un bouliste de bas vol : wam...
Pourquoi ça marche d’ailleurs ?
Je propose d’abord l’idée que la pétanque offre l’énorme avantage d’être appréciable par une très large part de la population : hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, locaux et étrangers.
Le principe est en effet des plus simples et ne demande pas de grosse préparation (surtout que dans le cas présent les boules et l’accès au terrain étaient assurés). La dépense physique est tout à fait raisonnable, à ce propos on sera tous d’accord pour dire qu’un tournoi de pétanque avec des séniors est beaucoup plus envisageable qu’un tournoi de beach volley par exemple. Tout le monde apprécie d’autre part le « piquant » de la pétanque : mine de rien ce jeu en apparence très simple a sa complexité et n’est sûrement pas exempt de rebondissements en tout genre, autant d’émotions qui permettent de rapidement perdre ses inhibitions et briser la glace ! Et dernière chose, quand on sait tirer comme un sniper (cas de deux laotiens qui dé-chi-raient leur race !), c’est franchement la grande classe, super kakkoii, donc même les plus en recherche de sensations fortes y trouveront (au moins une partie de) leur compte.
Impliquer et s’impliquer, même quand on le veut c’est pas si simple
Je pense ensuite à un autre facteur : celui de la participation des étudiants étrangers à la vie dans l’endroit où ils ont choisi de s’établir provisoirement. En effet, venir et faire venir est une chose, participer et échanger une autre. Or pour diverses raisons aussi bien individuelles que plus « structurelles » (individus timides, absence de structures pour favoriser les conditions d’échanges, fermeture d’esprit des habitants...), il peut arriver que des personnes sur place pendant une période conséquente et très majoritairement demandeuses en matière d’échanges, parce qu’elles n’auront pas su ou pas pu faire des rencontres avec les locaux, « ratent » plus ou moins leur séjour soit par manque de relations en général, soit par manque de relations avec des personnes autres que leur environnement direct (leurs éventuels compatriotes, les étudiants étrangers d’autres nationalités, fac, etc.). Il faut donc un prétexte, une occasion de se rencontrer et il me semble que c’est précisément à ce besoin que répond ce tournoi : créer des conditions favorables pour échangers avec des groupes qui d’ordinaire sont plutôt hermétiques les uns aux autres. Il ne faut pas croire, bien que tout à fait essentiel aux étudiants étrangers il n’est pas si simple que ça de répondre à ce besoin de rencontres.
A méditer pour le Japon qui s’est fixé l’objectif aussi légitime qu’ambitieux d’arriver à faire venir 300 000 étudiants étrangers par an d’ici 2020 (la chose, déjà pas facile en soi, a d’ailleurs été rendue encore plus compliquée à cause des catastrophes du mois de mars, voir cet article par exemple).
Autres (←めっちゃ適当このタイトル・・・)
Tiens tant que j’y pense, je précise aussi pour l’anecdote que c’est grâce à ces tournois que l’année dernière j’ai rencontré un typer super, Gabi. J’en parle ici dans l’article que j’ai posté pour rendre compte de la Fête de la Francophonie que nous avons organisée cette année à Kôbe (et que nous referons l’an prochain ! ^^ ).
Un tout petit aperçu de Ieshima la dernière fois que j’y suis allé, justement pour préparer le séjour en novembre.
Pour terminer avec cet article, dans le genre activités visant à dynamiser le département et créer plus d’échanges avec les étrangers déjà sur place, début novembre je me rendrai à nouveau sur Ieshima en tant qu’accompagnateur dans le cadre d’un week-end avec des Japonais et des étudiants étrangers. L’article est en nihongo mais j’avais déjà parlé de cette merveilleuse île ici sur le blog des CIR du Hyôgo (y a des photos rassurez-vous ! ^^ ). Je tacherai de bloguer sur ce séjour.
Jérémy
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires