Partager l'article ! Passage FM waiwai (9 janvier 2012, Programme JA du Hyôgo): Bonjour ! Je mets en ligne ici l’enregistrement ...
Bonjour !
Je mets en ligne ici l’enregistrement en japonais d’une émission sur le Programme Jeune Ambassadeur du Hyôgo. Comme d’habitude j’accompagne cet enregistrement d’un compte rendu et de quelques commentaires en français. Et comme d’habitude j’ai encore oublié de prendre une tof pour illustrer mon propos...
Tous mes remerciements au personnel de FM waiwai de m’avoir invité à nouveau et surtout de me laisser utiliser les enregistrements à ma guise. FM waiwai, la meilleure radio de tout le Kansai ! Même que j’ai ma carte de membre maintenant !
Ma carte de membre FM waiwai ! (comme ça j’ai une tof...)
Qu’est-ce que ce programme ?
La traduction littérale de l’intitulé japonais de ce programme manquant de précision (nihonbunkakyôshi, soit Professeur-e en culture japonaise), je préfère voler l’appellation nantaise de « Jeune Ambassadeur » (JA), plus moderne, plus sobre et surtout plus claire.
Pour la petite histoire, le Hyôgo (nom du département dans lequel je travaille) noue un partenariat avec la Seine-et-Marne depuis 1991. De nombreux échanges ont eu lieu jusque-là, le plus fécond d’entre eux étant probablement ce programme de JA (qui pour la joie de ces messieurs est en fait, dans l’écrasante majorité des cas, une jeune ambassadrice) accueillant tous les ans et pour plusieurs mois un ou une natif(-ve) du Hyôgo afin qu’il ou elle travaille en Seine-et-Marne. Le contenu de la mission comporte trois piliers : un travail de professeur(e) de japonais dans une école d’ingénieurs, un travail d’assistant(e) dans un organisme de développement économique (SMD) et à cela s’ajoute la possibilité d’aller une fois par semaine étudier à l’université la discipline de son choix.
Chaque mission est effectuée à un jour fixe (un ou deux jours comme prof, un ou deux jours comme assistant-e et le dernier jour à la fac) de sorte que pas une semaine ne passe sans faire le tour des trois missions principales. Le ou la participant(e) n’a rien à payer de sa poche au niveau du logement et reçoit tous les mois une allocation d’environ 700 euros.
Vous trouverez en bas de cette page les blogs en japonais de toutes les participantes depuis 2007 (l’année où ma femme est partie dans le 77 !)
Un sacré bon programme
Il ne s’agit pas d’un stage (la partie française parle souvent de « stagiaire » mais avec le logement fourni et une allocation mensuelle de 700 euros on ne peut pas vraiment dire que ce soit le cas !), ni d’un échange universitaire (il faut bosser !) mais pas non plus d’un « vrai » travail sur le long terme puisque la mission est un CDD. On est dans quelque chose d’un peu hybride, et c’est tant mieux car ce statut particulier permet à des jeunes diplômés qui ont encore tout à prouver d’expérimenter de très près le monde du travail dans leur langue de prédilection (ici le français). Le programme est exigeant sans l’être trop et a également l’avantage de susciter le plus naturellement du monde une forte motivation des participant(e)s puisqu’il s’agit d’enseigner sa langue natale et de promouvoir sa région dans le pays que l’on aime et dont on a fait l’effort d’apprendre la langue et la culture.
Je le dis dans l’émission, parce qu’il contient une grosse part de traduction, d’interprétariat et de communicationnel ce programme ressemble beaucoup au travail de CIR (pour ceux qui connaissent il s’agirait d’une sorte de JET local dans lequel on a fusionné le CIR et l’ALT). Ce serait formidable si les différents jumelages entre la France et le Japon généralisaient ce genre d’initiatives !
Un partenariat qui va dans les deux sens
En plus de l’envoi d’un de ses citoyens chez nous, le Hyôgo accueille tous les ans et depuis 1991 des étudiants seine-et-marnais pour effectuer un stage dans une entreprise japonaise sur une période de 3 mois. Les étudiants concernés sont justement ceux qui reçoivent l’enseignement des Jeunes Ambassadrices. En un peu plus de 20 ans d’échanges, ce ne sont pas moins de 74 personnes (stagiaires et JA) qui ont pu traverser le globe pour venir expérimenter la vie dans l’un des deux pays ! Une sacrée performance pour un programme de coopération décentralisée !
Je ne mentionnerai pas les autres avantages collatéraux de type mariages de JA sur place avec des autochtones (et pas de blagues obscènes avec les « cours de langue »...) ou installations au Japon de Français après le stage (cas d’un ingénieur seine-et-marnais arrivé au Japon pour le stage en entreprise en même temps que moi et toujours présent à Kôbe !).
Emission de radio
Pour revenir à l’émission de radio, comme dans le cadre de la sélection des candidat(e)s je m’occupe de la conception et de l’organisation des entretiens ainsi que des examens en français, je suis intervenu avec ma collègue Natsu-san pour présenter le programme car nous sommes en pleine période de recrutement. Natsu-san est une ancienne JA (2010-2011) et travaille actuellement à l’Association Internationale du Hyôgo. Elle est parfaitement francophone et s’occupe également du programme JA du Hyôgo.
En plus du programme lui-même, nous avons évidemment parlé de la Seine-et-Marne en tant que telle (pour ceux qui ne connaissent pas : Fontainebleau, sa forêt et son château ; le brie de Melun ; le magnifique village de Barbizon jumelé avec la ville d’Asago dans le Hyôgo ; Disneyland que j’ai mentionné en toute bonne grâce, etc).
Nous avons aussi parlé des changements en cours autour de ce programme : il pourrait passer à deux ans, comprenant une période de travail au Japon avant et après le séjour en France. La première période consisterait à mieux se former aux investissements à l’étranger ainsi qu’à l’enseignement du japonais et la seconde période, après le séjour, servirait à améliorer le suivi des actions menées sur place. Ca m’a l’air de bien tenir la route comme logique.
Pour terminer, cette émission de radio et l’article qui va avec m’auront permis de (tenter de) faire deux autres choses : d’une part, votre premier pas dans la connaissance du Hyôgo en résolvant l’épineux problème de la prononciation du nom de ce département (le « h » étant aspiré en japonais et le premier « ô » étant un « o » long, pour les locuteurs francophones il faut dire tout simplement le « yogo », ou, pour ceux qui n’aiment pas les hiatus, « l’iogo ») ; et d’autre part, tout cela me donne la possibilité d’essayer de réaliser de l’autre côté du miroir ce que j’essaie de faire au Japon : pousser les gens à s’approprier les jumelages. Car comme je le dis souvent sur ce blog, le Hyôgo garde une longueur de retard sur Nantes au niveau de l’implication citoyenne : pour vous donner un exemple il n’existe pour l’instant ni en Seine-et-Marne ni dans le Hyôgo d’associations essayant de chapeauter le jumelage, ce qui est très dommage vu sa qualité et son fort potentiel.
A bons entendeurs !!
Jérémy
PS :
Et comme la vie est relativement bien faite, les JA pratiquement toutes du sexe féminin enseignent à des apprenants en japonais majoritairement du sexe opposé et d’ailleurs souvent très attirés par les manga... Avec une répartition des sexes aussi harmonieuse, pourquoi ce « relativement » me direz-vous ? Parce qu’en général les JA se contrefoutent des mangas et ont toutes les peines du monde à répondre aux questions parfois très pointues de leurs élèves otakuïsants (sujet abordé dans l’émission)...
PS2 :
Je traduirai pas la toute fin de l’interview ! ^^
PS3 :
Avec un bon jeu de bagnoles et sur un écran HD, je dis pas non...
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