Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 13:38

Bonjour!

 

De la radio encore, de la radio... Mais cette fois il ne s’agit pas de moi : j’ai le plaisir de vous présenter une intervention d’un ami nantais de longue date, Lionel ACKAH, président de l’Association Jeunesse France-Japon. Le 9 décembre dernier (lien), Lio a été interviewé par Takeshi NÔTO, producteur des Sô-odori de Niigata et acteur central de la création de l’Espace-Franco Japonais (l’antenne du Festival des Sô-odori de Niigata).

 

C’est d’autant plus agréable pour moi de présenter cette émission qu’en plus du japonais, Lio et moi avons en commun les quartiers nord de Nantes ainsi que la Fac de Nantes. Lio a en effet été de la première fournée d’étudiants Nantais envoyés à Niigata (2009/2010) en compagnie d’une autre graine de star des relations FJ nantaises : Sam...

 

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 Lio et wam à Niigata, avril 2010. Lio et ses dreads (mentionnées dans l’interview !). Lio et son épaule éternellement déboîtée...

 

NDJ (26 janvier 2012) : boulettte, après demande de confirmation auprès de M.Nôto ce dernier m’a fait savoir que malheureusement la réutilisation des enregistrements n’est pas autorisée, je suis allé trop vite en besogne... Par conséquent, si vous voulez avoir accès au fichier sonore, merci de vous adresser auprès de l’Association Jeunesse France-Japon.

Je précise aussi que cet article propose un compte rendu assez complet de l’interview. Vous n’aurez juste pas accès au son, c’est tout (ça pique un peu mais c’est comme ça)..

  

Emission

 

L’émission s’appelle « Niigata Soul, Earth to Next », un programme hebdomadaire, tous les vendredis de 16h15 à 16h30 sur la radio FM PORT à Niigata (ah la la qu’est-ce que je me japonise à donner tous ces détails...). Nôto-san en est le présentateur. Le principe de l’émission est de donner la parole aux acteurs des matsuri – fêtes traditionnelles – de Niigata (l’âme de Niigata donc, d’où le Niigata Soul), de transmettre leur passion et ce qu’ils ont à dire.

 

Début des échanges entre Lio et Nôto-san

 

Nôto-san commence par quelques explications sur le bureau des Sô-odori à Nantes. Il précise que l’initiative n’est pas encore très connue et qu’il sagit probablement d’une première pour un groupe culturel japonais (pour ma part je confirme que c'est une première). Il rappelle l’existence du jumelage entre Nantes et Niigata et entame ensuite l’entretien avec Lio, à la tête de cette antenne des Sô-odori, en commençant par les circonstances de leur première rencontre.

 

Cette rencontre a eu lieu en octobre 2010, d’autres ont suivi ensuite, mettant en place une formidable dynamique qui a abouti à la création d’un espace franco-japonais qui compte actuellement une centaine de membres (groupe FB ici). Lors de la venue des Sô-odori pour une représentation de danse avec des breakers nantais, Lio s’est occupé de l’interprétariat. Et comme j’ai bien fait mon taf de blogueur autoproclamé des relations nanto-niigataises  (« Fais ce que tu veux faire jusqu’à ce que ça marche, ce même si on ne t’a rien demandé », telle est ma devise), vous trouverez dans la partie Nantes-Niigata de ce blog de nombreux détails sur ces premiers échanges incroyablement prometteurs, avec des informations que je suis allé chercher là où les médias traditionnels ne peuvent pas aller : le Japon et les petits médias. Cette valeur de rareté est toutefois largement entachée par une mise en page dont le caractère artisanal atteint des sommets...

 

Contenu des activités

 

Un autre axe essentiel de l’interview a porté sur le contenu des activités de l’association.

 

Lionel mentionne d’abord les nichifutsukaiwakai (groupes de conversation franco-japonais), version super-saiyajinisée des nihongokaiwakai (groupes de conversation en japonais) que j’avais créés en mars 2005, il y a bientôt 7 ans (ouh pinaise !)...

 

Lio a aussi parlé des ateliers culturels du samedi après-midi présentant des éléments aussi bien de tradition japonaise (jeu de go, origami, shôgi, etc.) que française (pétanque ! quand je vous dis que ça marche !). Des activités outdoor sont également proposées : visite de Nantes, du Mont-Saint-Michel, etc.

 

L’espace comporte également un manga kissa (manga café) et un espace pour apprendre le japonais et le français. Inutile de dire que toutes les activités citées ci-dessus concernent un public franco-japonais.

 

A l’écoute de cela, Nôto-san se rappelle avoir été très surpris de voir qu’il pouvait sans problème discuter de Ken le Survivant (Hokuto no Ken) avec des Français ! Et là Lio lui parle du Club Dorothée à qui nous devons tous nos débuts en japonais...

 

Pour ce qui est des activités de promotion des Sô-odori, (vivant à Kôbe je n’ai pas tous les détails mais) Lionel parle d’une session d’essayage de geta (socques de bois) et de kimono ayant attiré un millier de personnes lors d’un événement dont je n’arrive pas à trouver le nom !

 

Lio et le Japon

 

Interrogé sur l’origine de son intérêt pour le Japon, Lio répond en ces termes : « parce que les Japonaises sont jolies ». En tant qu’observateur impartial épris de science et d’objectivité, je constate une fois encore et avec force intérêt que les relations FJ ont de nombreuses applications. Plus sérieusement (?), Lio explique que pour lui tout a commencé avec un Japonais rencontré lors d’un stage de go. Désirant pouvoir communiquer avec lui mais ne le pouvant pas, il s’est juré d’y arriver un jour en apprenant le japonais. Bravo Lio, et merci Hikaru no go (j’avoue il fut un temps où je regardais et là j’ai la zic’ dans ma tête : « kimi ga ima boku o sasaete, boku ga ima... ». A chaque fois que je regarde cette série j’ai envie de me jeter sur mon dictionnaire électronique pour bouffer des nouveaux mots jusqu’à pas d’heure !).

 

A l’écoute de cette anecdote, Nôto-san se rappelle avoir été sidéré par le fait que juste après une très émouvante séance d’au revoirs avec les Nantais, Lio et sa bande sont retournés à leur étude du japonais, tout de go... Perd pas le nord le Liolio !  

 

Autour des catastrophes du 11 mars

 

Evoquant le fait que l’an dernier, certains événements n’ont pas pu se faire à cause des catastrophes du 11 mars, Nôto-san a ensuite abordé les activités de soutien de la part des Nantais.

 

Lio mentionne à ce propos la Candle Night (autres détails ici, mon cousin Estebann a énormément travaillé pour l’organisation de cet événement) et une collecte de dons qui s’est élevée à 10 000 euros.

 

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur le soutien de Nantes au Japon, je rappelle l’existence de ce blog tenu par des Japonais à Nantes.

 

Bonus : première rencontre entre des Nantais et les Sô-odori

 

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En voyage à Niigata, c’est complètement par hasard que je suis tombé sur ce spectacle des Sô-odori (avril 2010). J’ai adoré, bavardé un peu avec Nôto-san et hop, un JM et un Liolio plus tard on avait un bureau !

 

Pour vous faire entrer dans les coulisses (je sors de ce qui a été dit entre Lio et Nôto-san pendant l’interview), c’est lors de mon premier et pour l’instant unique voyage à Niigata que, par le plus grand des hasards, j’ai pu établir un contact avec M.Nôto. Le Jeune Ambassadeur JM – qui n’est plus dans le « circuit » mais qui a fait un travail formidable – a ensuite pris le relais pour transmettre l’info aux jeunes danseurs, et, les contacts une fois effectués, l’incroyable alchimie dont il est question dans cet article a eu toute latitude pour faire son œuvre. Ainsi, à partir d’un battement d’ailes – un petit échange de cartes de visite et une discussion de même pas 5mn – on s’est retrouvés quelques mois plus tard avec un bureau à Nantes ainsi qu’une tempête d’âmes franco-japonaises boostées comme pas possible pour faire avancer les échanges FJ de notre chère Cité des Ducs ... Ca donne envie de se bouger les fesses !

 

A titre personnel, je dois aussi dire que j’ai repris la tenue de ce blog grâce aux puissantes vibrations positives obtenues pendant ce séjour à Niigata aussi court que mémorable. Grâce lui en soit rendu !

 

Pour finir

 

Des jeunes aux commandes, des Japonais ultra réactifs (parce que là il s’agit de projets initiés à l’origine par des particuliers), une administration volontaire qui offre son soutien, des langues étrangères difficiles maîtrisées à haut niveau après un énorme travaille en (quasi) situation d’autodidacte ; une fois encore Nantes montre son dynamisme et donne une sacrée bonne leçon de coopération décentralisée. Le partenariat fonctionne d’ailleurs tellement en roue libre et de manière spontanée que ce terme de « coopération décentralisée » à obédience un tantinet technocrate est peut-être à proscrire, parce que largement  transcendé.

 

Je rejoins donc nos deux comparses dans leur souhait de voir se fructifier les échanges entre Nantes-Niigata et termine sur ce meigen (beau mot) de Nôto-san vers 12.38, concluant l’entretien :

 

「心の距離はゼロkmにしよう!」

kokoro no kyori ha zero km ni shiyô !

« Réduisons à zéro km la distance qui sépare nos cœurs ! »

 

Amen ! 

 

Jérémy

Par Jérémy - Publié dans : Nantes-Niigata
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  • Bonjour ! Je m'appelle Jérémy. Après avoir appris le japonais en autodidacte pendant plus de 10 ans, depuis 2007 je vis au Japon et y travaille comme CIR (coordinateur en relations internationales) dans le cadre du programme JET.
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  • 06/07/1982

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